En ce début d'année 2015, je vous souhaite une excellente année à tous !
On dit qu'il n'est jamais trop tard, mais quand même, 20 jours après je suis plutôt à la traîne...
Que dire de ces premiers jours de 2015 ? Eh bien, d'abord, j'ai commencé l'année de la manière la plus calme et sereine qui soit : le 31 décembre, je n'ai absolument rien fait au final. J'ai mangé des "toshikoshi soba", nouilles de sarrasin qu'on mange traditionnellement au Japon ce soir-là, et c'est chez moi que j'ai fêté le passage de 2014 à 2015. Absolument rien de transcendant, donc.
En revanche, ce 1er janvier, je me suis levée aux aurores pour assister au premier lever du soleil sur la plage à 20 mn à pied de chez moi. Ça aussi, c'est un truc que font les Japonais quand ils en ont l'occasion, et j'ai toujours rêvé de faire de même depuis la mer ou la montagne. Rêve exaucé cette année. Emmitouflée jusqu'aux oreilles, équipée de mon appareil photo chéri, je suis arrivée aux premières lueurs de l'aube. Premier moment magique.
En fait, ce dont on se rend particulièrement bien compte quand il fait un froid glacial et qu'on attend immobile, c'est qu'entre le moment où le ciel se pare de jolies couleurs rose-orangé et le moment où le soleil se lève réellement, il s'écoule environ 30 minutes. J'ai trouvé qu'entre ce premier moment de poésie et l'arrivée triomphale du soleil, il ne se passe pas grand chose : le ciel est très vite clair et ne varie guère en couleurs, et l'astre se fait désespérément attendre.
Mais mon esprit et mon corps congelés ont eu raison de s'armer de patience : le spectacle qui s'annonçait était sans commune mesure. A l'horizon, les nuages se sont embrasés, ont littéralement brûlé dans un rouge intense, laissant petit à petit apercevoir une lueur orange vif. Les rayons pâles du soleil ont formé un halo majestueux au-dessus des nuages, et l'astre lui-même s'est enfin montré, baignant tout d'une lumière quasi-divine, que la plus jolie des photos ne saurait retranscrire.
Après avoir abondamment profité du spectacle, le froid devenant vraiment insupportable, je m'en retourne chez moi tout en continuant à admirer le soleil sur la promenade qui longe la côte.
Les jours se sont ensuite gentiment égrenés, nous avons eu un jour de congé le vendredi 2 janvier que l'on a rattrapé le dimanche 4 (bienvenue en Chine, pays des congés qui n'en sont pas :P), et les cours à l'université se sont enchaînés tranquillement comme d'habitude.
La semaine du 6 janvier a pourtant été pesante, accompagnée d'une ambiance étrange, à cause de l'attentat à Charlie Hebdo et des prises d'otages à Paris. Une petite réunion entre Français à l'Alliance Française a fait du bien à pas mal de monde. Je me suis sentie particulièrement "loin" de mon propre pays, frustrée de ne pouvoir participer à aucun rassemblement et triste d'être aussi impuissante face à ces événements.
Et puis ça y est, le semestre s'achève la semaine prochaine. Cette dernière semaine sera consacrée aux révisions pour l'examen oral du 5 février, et ce jour-là je verrai mes étudiants pour la dernière fois avant un bon mois. Je suis un peu attristée à cette idée, mais je sais que les vacances d'hiver vont filer à la vitesse d'un TGV : à peine mon examen fini et mes notes rendues, je file le lendemain dans le sud de la Chine, dans la province du Yunnan. Après un périple entre rizières et temples tibétains dont j'espère qu'il remplira toutes ses promesses, je me repose à peine deux jours à Qingdao avant de partir pour le Japon la veille de la Fête du Printemps. Que je ne fêterai donc pas en Chine, mais on m'a tellement dit qu'il n'y a rien à voir/faire à Qingdao que je ne regrette presque pas. Je vais d'ailleurs assister à des célébrations dans le quartier chinois de Kobe pour compenser !
En attendant, malgré la fatigue certaine d'un long semestre de travail quasi non-stop, je me concentre avant tout sur mes étudiants, comme toujours !



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